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Patrimoine immobilier

Le territoire de la MRC de Marguerite-D’Youville s’est enrichi au fil des siècles d’un patrimoine bâti diversifié et foisonnant. Maison de pierre à moellons, à mansarde, vernaculaire industrielle, moulins à vent, églises et croix de chemin, lieux de villégiature, bâtiments témoignant des évolutions agricoles et manufacturières se sont multipliés depuis près de 300 ans le long du fleuve Saint-Laurent, sur les anciens parcours ruraux et dans les cœurs villageois. Ce patrimoine admirablement préservé du paysage d’Youvillois est une richesse collective qu’il nous faut mieux connaître, protéger et faire fructifier. Il est notre héritage pour les générations futures.

En 2014, plus de deux cents bâtiments patrimoniaux ont été répertoriés grâce à l’inventaire du patrimoine bâti réalisé par la firme Patri-Arch pour la MRC. Cet inventaire est bonifié par des inventaires réalisés par les municipalités et regroupe actuellement plus de sept cents immeubles patrimoniaux. La priorité ayant été accordé aux bâtiments construits avant 1950, on y retrouve un échantillonnage représentatif de plusieurs styles architecturaux et mode de construction en usage entre le 18e et la première moitié du 20e siècle. Cet inventaire, comme tout inventaire du patrimoine bâti est en constante évolution. Il est donc appelé à être mis à jour au fil des ans.

Vous pouvez également consulter la brochure intitulée « La MRC de Marguerite-D’Youville : un patrimoine bâti aux multiples visages », qui vous fera découvrir le patrimoine architectural unique de notre territoire. Cette publication, réalisée en 2015, vous fera découvrir la richesse et la diversité du patrimoine bâti de la MRC de Marguerite-D’Youville à travers ses courants architecturaux, ses immeubles remarquables et ses éléments caractéristiques.

  • PARP

    Programme d'aide financière à la restauration patrimoniale

    Ce programme d’aide financière vise à soutenir les initiatives pour la réalisation de travaux de restauration et de préservation de propriétés privées présentant un intérêt patrimonial en vertu de critères spécifiques.


    OBJECTIFS DU PROGRAMME

    • Favoriser la connaissance, la protection, la mise en valeur et la transmission du patrimoine immobilier situé sur le territoire de la MRC;

    • Encourager financièrement la réalisation de travaux de préservation et de restauration impliquant la remise en état ou le remplacement des composantes extérieures d’origine ou anciennes de bâtiments patrimoniaux de propriété privée, avec des matériaux et des savoir-faire traditionnel, selon les conditions prévues au Règlement numéro 219 de la MRC


    CLIENTÈLE ADMISSIBLE

    • Le programme d’aide financière à la restauration patrimoniale s’adresse à tout propriétaire privé d’un immeuble situé dans une municipalité de la MRC de Marguerite-D’Youville possédant un intérêt patrimonial et qui correspond aux critères établis par le ministère de la Culture et des Communications (MCC) du Québec, que ce propriétaire soit une personne physique ou morale;

    • Les organismes gouvernementaux, fédéraux, provinciaux, paragouvernementaux, les municipalités et les municipalités régionales de comté sont exclus du présent programme.


    IMMEUBLES ADMISSIBLES

    • Un immeuble qui bénéficie d’une mesure de protection attribuée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel (immeuble patrimonial cité ou immeuble situé dans un site patrimonial cité, immeuble patrimonial classé ou immeuble situé dans un site patrimonial classé ou déclaré);  

    • Un immeuble dont la valeur patrimoniale est reconnue comme bonne (C), supérieure (B) ou exceptionnelle (A) dans l’inventaire du patrimoine bâti de la MRC de Marguerite-D’Youville et qui est également visé par une mesure de protection de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, notamment un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) ou un règlement de zonage.

    Liste des bâtiments admissibles répertoriés dans la MRC

    • Calixa-Lavallée    • Contrecoeur
    • Saint-Amable       • Sainte-Julie
    • Varennes              • Verchères


    TRAVAUX NON ADMISSIBLES

    Les travaux de rénovation ne sont pas admissibles à ce Programme. La rénovation implique la réparation ou le remplacement des composantes d’origine ou anciennes d’un bâtiment par des matériaux contemporains ou d’imitation sans égard au patrimoine, par exemple :

    • Remplacement de parements en matériaux traditionnels par des parements contemporains, comme ceux en PVC, en vinyle, en aggloméré ou en fibrociment;

    • Remplacement de portes et de fenêtres en matériaux traditionnels par des portes et des fenêtres en aluminium, en vinyle, en PVC ou en métal anodisé;

    • Remplacement d’une couverture de toiture en matériaux traditionnels par une couverture en bardeaux d’asphalte;

    • Remplacement d’une couverture de toiture en bardeaux d’asphalte par une nouvelle couverture en bardeaux d’asphalte;

    • Remplacement des différents types de vitres traditionnelles par des vitres thermiques.

    Feuillet d'informations

    Formulaire de demande d'aide financière

  • Typologie architecturale

    Pour en apprendre davantage sur le patrimoine bâti de la MRC de Marguerite-D’Youville, visitez le site du Répertoire du patrimoine culturel du Québec et consultez les rubriques ci-dessous.

    Vous pouvez également consulter la brochure La MRC de Marguerite-D’Youville : un patrimoine bâti aux multiples visages, qui vous fera découvrir le patrimoine architectural unique de notre territoire.

    Cette publication, réalisée en 2014-2015, vous fera découvrir la richesse et la diversité du patrimoine bâti de la MRC de Marguerite-D’Youville à travers ses courants architecturaux, ses immeubles remarquables et ses éléments caractéristiques.

  • Bâtiments patrimoniaux publics

    Maison Jean-Marie-Moreau

    Coordonnées

    609, route Marie-Victorin
    Verchères (Québec)

    Description

    La Maison Jean-Marie-Moreau est de style canadien. Elle a été construite au tout début du XIXe siècle (1800). Selon les registres de l’époque, encore disponibles aujourd’hui, elle fut vendue aux enchères en 1859. Elle était alors la propriété par succession de Dame Blanchard, veuve de François-Xavier Colette qui était marchand de la paroisse. Par la suite, la maison fut utilisée conjointement par le bureau d’enregistrement et le conseil de comté. En 1982 la Municipalité régionale de comté (MRC) de Marguerite-D’Youville acquiert la maison afin d’y ériger ses bureaux. Plus tard, la cour municipale régionale de Marguerite-D’Youville y ont aussi élu domicile.


    Maison Lenoblet-du-Plessis

    Coordonnées

    4752, route Marie-Victorin
    Contrecoeur (Québec)  J0L 1C0

    Téléphone : 450 587-5750
    Courriel : info@culturec.net
    Site Internet : ville.contrecoeur.qc.ca ou culturec.net

    Description

    La maison constitue le centre d’interprétation de l’histoire de Contrecoeur. Elle met en valeur son patrimoine et est utilisée comme lieu d’animation culturelle. Chaque année, on y présente de nouvelles expositions. La ville met des guides à la disposition des visiteurs. Vous pouvez aussi profiter de spectacles dans la Cache des Patriotes ou en plein air, dans le parc Cartier-Richard.

    La Maison Lenoblet-du-Plessis tient son nom de la famille qui l’habita pendant près de 100 ans. Alexis-Carme Lenoblet-du-Plessis, notaire de 1811 à 1840, en fut le personnage le plus marquant. Il semble que durant la période trouble précédant la Rébellion de 1837, cette maison servait de lieu de rencontre aux Patriotes et qu’une partie des Quatre-vingt-douze résolutions y aurait été préparée. Une légende très tenace veut qu’il ait existé un couloir souterrain entre la cave et le fleuve. On ne trouve qu’une ouverture à la base des fondations, côté nord-est, qui pourrait être cette sortie secrète… très utile à des conspirateurs. Cette grande maison de bois, datant de 1794, a subi certaines transformations à la fin du XIXe siècle, dont l’ajout de trois grands gâbles de style néogothique et, en 1916, d’une imposante galerie à colonnades

    En 1978, la municipalité de Contrecoeur achète cette propriété de la succession Cartier-Richard. Le comité de la Maison Lenoblet-du-Plessis est alors formé et une corvée s’organise avec plusieurs bénévoles du milieu afin de restaurer ce précieux héritage. En 1981, la maison est classée monument historique.

    Pendant l’été, la Maison Lenoblet-du-Plessis est accessible aux visiteurs tous les jours, de 10 h à 17 h. Le reste de l’année, elle est ouverte les samedis et dimanches, de 10 h à 17 h. L’entrée est libre.

    Pour tout renseignement supplémentaire, pour louer un espace ou pour réserver une visite pour un groupe de 15 personnes et plus, communiquez avec l’organisme Culture C, au 450 587-5750.


    Monument Madeleine de Verchères

    Coordonnées

    Au coin des rues Saint-Étienne et Madeleine
    Verchères (Québec)  J0L 2R0

    Téléphone : 450 583-3307
    Télécopieur : 450 583-3637
    Courriel : mairie@ville.vercheres.qc.ca

    Site Internet

    Description

    Marie-Madeleine Jarret de Verchères, fille de Marie Perrot et du fondateur de Verchères, le Sieur François-Xavier Jarret, naquit à Verchères le 3 mars 1678. D’après le registre de Saint-Pierre de Sorel, le baptême de Madeleine de Verchères a eu lieu le 17 avril 1678, célébré par M. Duplein, curé de Contrecoeur. Madeleine avait pour parrain et marraine Jean Bonnet, dit la Chambre, et Marie Mullois, femme du Sieur Pierre de Saint-Ours. Au milieu des siens, Marie-Madeleine s’appelait Madelon. Elle avait été témoin de la bravoure de sa mère contre les Iroquois, en 1690. Deux ans plus tard, Madelon sut maintenir la tradition quand, le 27 octobre 1692, âgée de 14 ans, elle accomplit l’acte héroique qui l’a immortalisée. Elle a dû défendre le fort de Verchères devant l’attaque des Iroquois pendant huit jours. Sur les instances de M. de Beauharnois, gouverneur-général de la Nouvelle-France, elle en a même écrit le récit.

    C’est en 1706 que Marie-Madeleine Jarret de Verchères épouse Pierre-Thomas Tarieu de la Naudière, sieur de la Pérade. Ce n’est pas sans chagrin que les habitants de Verchères virent partir pour Sainte-Anne-de-la-Pérade celle qui était l’âme et la joie de leur petit village. Madelon changea de nom pour devenir Madame Pierre-Thomas Tarieu de la Naudière. Le couple eut cinq enfants.

    À deux reprises, au cours de sa vie, Madeleine de Verchères aura l’occasion de sauver son mari de l’attaque des Iroquois.

    Le 8 août 1747, le deuil entre dans le manoir de Sainte-Anne-de-la-Pérade : Madeleine décède à l’âge de 69 ans. Près de 10 ans plus tard, M. de la Pérade décédera à l’âge de 80 ans, le 25 janvier 1757.


    Moulin banal

    Coordonnées

    Au coin des rues Saint-Étienne et Madeleine
    Verchères (Québec)  J0L 2R0

    Téléphone : 450 583-3307
    Télécopieur : 450 583-3637
    Courriel : mairie@ville.vercheres.qc.ca

    Site Internet

    Description

    Accessible via la rue Madeleine, ce moulin à vent, classé bien archéologique, est le bâtiment le plus ancien de Verchères puisqu’il fut érigé vers 1737. Il sert de galerie d’art durant la saison estivale. Aussi, des guides touristiques y sont postés de la mi-juin au 1er septembre pour accueillir les touristes et leur offrir un tour guidé du vieux village.


    Moulin banal Chaput

    Coordonnées

    6070, route Marie-Victorin
    Contrecoeur (Québec)  J0L 2R0

    Téléphone : 450 587-5750
    Courriel : info@culturec.net

    Description

    Le moulin Chaput, à Contrecoeur, a été construit en 1742 par le seigneur Claude-Pierre Pécaudy de Contrecoeur, à la demande de l’intendant Gilles Hocquart.

    De style saintongeais, il est maintenant privé de son mécanisme, mais demeure une belle structure bien entretenue grâce à ses propriétaires successifs dont la dernière, Yvette Chaput, qui en a fait don à la Ville de Contrecoeur en mars 1999.

    Ce moulin banal, classé bien archéologique le 11 février 1983, a été au service des Contrecoeurois durant un siècle et demi. Le dernier meunier à y avoir exercé son métier fut Joseph Lafrenière.

    Pendant la saison estivale, Culture C offre une visite du moulin tous les samedis de 10 h à 17 h et organise ponctuellement des activités spéciales.

  • Documentation et liens utiles

    Publications concernant le patrimoine québécois et la restauration patrimoniale

    • ASSOCIATION QUÉBÉCOISE D’URBANISME. Mieux comprendre le patrimoine architectural pour mieux le préserver : les styles architecturaux courants au Québec, guide de référence, Montréal, AQU, 1999.

    • BERGERON, André. La rénovation des bâtiments, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 2000.

    • BOLDUC, André et Marie DUMAIS. L’art de restaurer une maison ancienne, Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles, 2008.

    • DUFAUX, François. Façades et devantures. Guide de rénovation des bâtiments commerciaux, Québec, Les Publications du Québec, 1987.

    • LAFRAMBOISE, Yves. Belles maisons québécoises, Montréal, Éditions de l’Homme, 2007.

    • LAFRAMBOISE, Yves. Intérieurs québécois : ambiances et décors de nos belles maisons, Montréal, Éditions de l’Homme, 2003.

    • LAFRAMBOISE, Yves. La maison au Québec : de la colonie française au XXe siècle, Montréal, Éditions de l’Homme, 2001.

    • LAFRAMBOISE, Yves. L’architecture traditionnelle au Québec : glossaire illustré de la maison aux 17e et 18e siècles, Montréal, Éditions de l’Homme, 1975.

    • LAFRAMBOISE, Yves. Restaurer une maison traditionnelle au Québec : 50 solutions pratiques, Montréal, Éditions de l’Homme, 2008.

    • LESSARD, Michel, et Huguette MARQUIS avec la collaboration de Gilles Vilandré et de Pierre Pelletier. Encyclopédie de la maison québécoise, Montréal, Éditions de l’Homme, 1972.

    • LESSARD, Michel, et Gilles VILANDRÉ. La maison traditionnelle au Québec, Montréal, Éditions de l’Homme, 1974.

    • LONDON, Mark, Dinu BUMBARU et Cécile BAIRD. Guides techniques : couvertures traditionnelles, fenêtres traditionnelles, maçonnerie traditionnelle et revêtements traditionnels, Montréal, Héritage Montréal, 1984-1986.

    • MARTIN, Paul-Louis. À la façon du temps présent : trois siècles d’architecture populaire au Québec, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 1999.

    • MORIN, André et Christian LAMONTAGNE. Passion maisons, Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles, 2007.

    • RENY, Claude. Principes et critères de restauration et d’insertion : le patrimoine architectural d’intérêt public au Québec, Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1991.

    • ROY, Odile. Guide d’intervention. Conserver et mettre en valeur le Vieux-Québec, Québec, Ville de Québec, 1998.

    • VILLE DE QUÉBEC. Guides techniques de la collection Maître d’œuvre, Québec, Service de l’urbanisme, 1989, 15 fascicules.


    Pour aller plus loin : quelques ressources internet

     Action patrimoine : fiches techniques

    www.actionpatrimoine.ca/outils/fiches-techniques/

    Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ)

    www.maisons-anciennes.qc.ca

    Service d’aide-conseil en rénovation patrimoniale (SARP)

    www.sarp.qc.ca

    Conseil des métiers d’art du Québec

    https://www.metiersdart.ca/repertoire_artisan.php

    Conseil du patrimoine culturel du Québec

    www.cpcq.gouv.qc.ca

    Fondation Rues principales

    www.fondationruesprincipales.com

    Maison Lamontagne

    www.maisonlamontagne.com

    Ministère de la Culture et des Communications du Québec

    www.mcc.gouv.qc.ca/index.php?id=373

    Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada

    www.historicplaces.ca/media/18081/81468-parks-s+g-fre-web2.pdf

    Répertoire du patrimoine culturel du Québec (RPCQ)

    www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

    Ruralys

    www.ruralys.org