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Gestion des matières résiduelles : une gestion efficace pour relever les défis de demain

20170918-PGMR de la MRC de Marguerite-D'Youville

François Gamache, maire de St-Amable, Martin Damphousse, maire de Varennes, Daniel Plouffe, maire de Calixa-Lavallée, Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, Alexandre Bélisle, maire de Verchères, aux côtés des représentants de la MRC de Marguerite-D’Youville, soit Sylvain Berthiaume, directeur général, Suzanne Dansereau, préfet et mairesse de Contrecœur, et Chantelle Provost-Dubois, coordonnatrice adjointe à l’environnement.

La MRC de Marguerite-D’Youville poursuit son objectif de détourner de l’enfouissement les matières résiduelles ayant un potentiel de valorisation. La présentation du bilan 2016 de la gestion des matières résiduelles de la MRC de Marguerite-D’Youville révèle que l’Écocentre affiche des hausses de 12 % du nombre d’entrées et de 2 % des tonnages de matières apportées par rapport à l’année 2015.

« Cette année encore, nos efforts de sensibilisation et d’information auprès de la population ont porté fruit, a déclaré Mme Suzanne Dansereau, préfet de la MRC. Depuis plusieurs années, la MRC de Marguerite-D’Youville a mis sur pied plusieurs initiatives pour assurer une gestion optimale des matières résiduelles générées sur son territoire et les résultats sont au rendez-vous. »

Dans le bilan 2016, on observe que les quantités de résidus ultimes et d’articles volumineux collectés au cours de l’année ont affiché une légère baisse, alors que le nombre d’unités d’occupation a connu une croissance de 2,7 %.

De même, les matières recyclables ont aussi connu une diminution du tonnage collecté. Ceci s’explique par une baisse des quantités de papier journal généré, de la réduction du poids de certains emballages et de l’amélioration des habitudes de consommation des citoyens précise Monsieur Sylvain Berthiaume, directeur général de la MRC. « Dans le cas des articles volumineux, davantage de citoyens les apportent à l’Écocentre parce qu’ils savent qu’ils seront valorisés dans le respect de l’environnement », ajoute-t-il.

L’Écocentre : un service essentiel

Lors de la présentation du bilan, les chiffres nous indiquent que la popularité de l’Écocentre est en constante croissance depuis son ouverture, puisque celui-ci permet de détourner de l’enfouissement des quantités importantes de matières. En effet, de 2012 à 2016, l’Écocentre a connu une augmentation de son achalandage de 69 % et a reçu près de 28 000 tonnes de matières. En 2016 seulement, la MRC a compilé plus de 26 000 entrées et 5,6 tonnes de matières dont plus de 90 % ont été soit récupérées, recyclées ou valorisées.

Toujours en 2016, la MRC a augmenté le volume des matières pouvant être apportées gratuitement à l’Écocentre. De 2,3 pieds cubes, il est passé à 25 pieds cubes. En plus des résidus domestiques dangereux (RDD) (produits identifiés par des pictogrammes explosifs, corrosifs, inflammables et toxiques) et des appareils électroniques et informatiques, s’ajoutent également une longue liste d’articles tels les petits appareils électriques ou à moteur (aspirateurs, mélangeurs, grille-pain, fer à repasser, etc.), les appareils réfrigérants (réfrigérateur, climatiseur, congélateur, cellier, distributeur d’eau, etc.), les bonbonnes ou cylindres de gaz propane, les pneus (avec ou sans jantes) et les matelas.

« La liste des matières correspondant à des résidus domestiques dangereux est surprenante, explique M. Berthiaume. Des produits aussi banals que de la cire à meuble, de l’adoucisseur à vêtements, de la crème à barbe ou du vernis à ongles sont considérés comme des RDD et devraient être apportés à l’Écocentre. Tant pour la sécurité de la population, du personnel assurant la collecte que de l’environnement, ces produits ne devraient jamais être déposés dans le bac noir », mentionne M. Berthiaume.

L’Écocentre est aussi un point de dépôt autorisé pour tous les produits visés par le programme de Responsabilité élargie des producteurs (REP) qui inclut non seulement les appareils informatiques et électroniques, mais aussi les piles et les batteries, les lampes au mercure (fluocompactes), les peintures et leurs contenants, ainsi que les huiles, les liquides de refroidissement, les antigels, les filtres et d’autres produits similaires. La MRC vise aussi à devenir le point de dépôt des futures matières assujetties au programme REP.

Des orientations pour l’avenir

Forte du succès de ses nombreuses initiatives, la MRC de Marguerite-D’Youville entend poursuivre ses actions afin d’atteindre son objectif zéro déchet.

À cet effet, les membres du conseil sont fiers de présenter les orientations futures de la MRC en matière de gestion des matières résiduelles. Ces mesures découlent de l’essai de Madame Chantelle Provost-Dubois, réalisé dans le cadre d’une maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke, qui a analysé l’évolution de la gestion des matières résiduelles sur le territoire de la MRC au fil des ans afin d’élaborer des recommandations spécifiques à la réalité du territoire. Ces recommandations ont ainsi servi de base aux orientations qui vous sont présentées aujourd’hui.

Matières recyclables
Selon les derniers résultats, le territoire de la MRC de Marguerite-D’Youville est à 8 % de l’objectif gouvernemental de recycler 70 % des matières recyclables. Il est proposé pour atteindre l’objectif également d’optimiser le recyclage auprès des industries, commerces et institutions (ICI) et les multi-logements en bonifiant l’équipement et en implantant une collecte dédiée aux cartons.

La MRC évalue également la possibilité d’offrir à coût réduit des bacs supplémentaires, de mettre en place une procédure afin de respecter le principe des 3RV lors d’évènements sur le territoire et évalue également la possibilité de récupérer les plastiques agricoles.

Matières organiques
En plus d’implanter la collecte porte-à-porte des matières organiques via l’Organibac, la MRC poursuivra en parallèle les collectes de feuilles et de chaume ainsi que celles des branches et des arbres de Noël dans le but d’atteindre l’objectif de 60 % de recyclage des matières organiques d’ici 2020.

De plus, la MRC vise à réglementer pour interdire la disposition des matières organiques avec les matières destinées à l’enfouissement, soit via la collecte des résidus domestiques (bac noir).

Au niveau des boues de fosses septiques, on vise l’implantation de mesures permettant de s’assurer de la vidange systématique de celles-ci. On prévoit aussi d’acheminer la totalité des boues résidentielles valorisables vers l’usine de biométhanisation de la SÉMECS où la MRC est l’un des partenaires publics fondateurs.

Encombrants, matériaux de construction, rénovation, démolition (CRD) et RDD
Comme ces matières ont un haut taux de valorisation lorsqu’elles sont apportées à l’Écocentre, la MRC prévoit l’élaboration d’une stratégie de communication pour informer les principaux acteurs des diverses options de récupération et de valorisation disponibles lors de travaux de construction ou de rénovation.

Parmi les autres mesures préconisées, notons le déploiement d’une campagne d’information auprès des ICI portant sur la valorisation de leurs RDD par le biais de l’Écocentre, la refonte du Règlement 185 afin d’y inclure l’interdiction de jeter des RDD et des matières visées par un programme de récupération dans le cadre de la Responsabilité élargie des producteurs (REP) et l’augmentation des boîtes de dons pour la récupération des textiles.

La réduction des matières résiduelles
En plus de poursuivre les actions déjà en place (programme de subventions pour les couches lavables, activités de réemploi et de vente de certaines matières apportées à l’écocentre, de sensibilisation à l’herbicyclage et au compostage domestique, etc.), la MRC entend développer des outils interactifs permettant de diversifier les moyens de communication et d’information sur une gestion optimale de valorisation des matières résiduelles. Elle évalue aussi la mise en place d’un service visant à acheminer plus d’encombrants à l’Écocentre, ainsi que la possibilité de valoriser les déchets ultimes par le biais d’une nouvelle technologie.

La MRC souhaite maintenir son rôle de leader avant-gardiste dans la gestion des matières résiduelles. La mise en place des nouvelles orientations permettra à la MRC d’atteindre lesdits objectifs visés.

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